L'Europe doit veiller à ce que tous les enfants en déplacement arrivant sur le continent bénéficient de la sécurité physique et juridique et reçoivent l'éducation et les soins de santé auxquels ils ont droit.  

Telle est la position des médiateurs européens pour les enfants formulée au cours de leur réunion annuelle, tenu à Amsterdam et La Haye à la fin du mois de septembre. Les médiateurs ont mis en place un groupe de travail pour veiller à ce que les dirigeants européens respectent les droits de ces enfants vulnérables.

Les médiateurs sont préoccupés par la situation des milliers d'enfants réfugiés qui actuellement fuient vers l'Europe. Ces enfants ont vécu des événements traumatiques, et beaucoup sont ou peuvent devenir victimes de violence et de traite des êtres humains. Les médiateurs européens pour les enfants croient que les gouvernements européens doivent protéger ces enfants et leur donner accès aux soins de santé et à l'éducation.

Le groupe de travail surveillera les actions des gouvernements pour s’assurer que les dirigeants européens respectent les droits des enfants en déplacement. Il va le faire en observant la situation de ces enfants, en faisant rapport sur leur situation aux dirigeants européens, et en mettant les questions pertinentes sur les agendas politiques européens.

Le groupe de travail représente 40 médiateurs européens pour enfants basés dans 33 pays. Marc Dullaert, le Médiateur néerlandais pour enfants, a été nommé pour diriger le groupe de travail en sa qualité de nouveau président du Réseau européen des médiateurs pour enfants (ENOC). Les médiateurs pour les enfants de la Flandre, la Croatie, l'Angleterre, la Grèce, l'Italie, Malte, la Pologne, la Catalogne et la Suède sont également membres de ce groupe de travail.

Tous les pays européens sont signataires de la Convention des Nations Unies sur les droits de l'enfant, qui stipule que les enfants ont droit à la protection contre la violence, aux meilleurs soins de santé possible et à l'éducation. Tous les enfants résidant dans les frontières de l'Europe, indépendamment de leur nationalité, devraient bénéficier de ces droits.

Résumé : Les Défenseurs européens pour les enfants se sont réunis à Amsterdam et La Haye au cours des derniers jours pour leur sommet annuel, qui mettait l'accent sur la violence contre les enfants. Les médiateurs ont décidé à l'unanimité de mettre sur l'ordre du jour la situation des milliers d'enfants en déplacement en Europe.

Réseau européen des médiateurs pour enfants (ENOC)   

Déclaration sur les enfants migrants.

Adoptée à la 19e Assemblée générale ENOC, le 24 Septembre 2015 à La Haye,
traduit de l’original en anglais

Nous, membres d’ENOC , sommes profondément préoccupés par la situation critique des enfants en déplacement en Europe.

Il y deux ans nous avions déjà mis en garde dans une déclaration publique sur le fait que ces enfants subissent la violence, sont l’objet de trafics, vivent des traumatismes ou trouvent la mort. La situation actuelle souligne la nécessité urgente d'une action immédiate par les gouvernements européens pour garantir les droits de ces enfants.

Nous exhortons les gouvernements européens à respecter leurs obligations en vertu de la Convention des droits de l'enfant. Les gouvernements doivent veiller à ce que les enfants en déplacement ne soient pas exposés à des traumatismes supplémentaires par des comportements violents à leur encontre, alors qu’ils cherchent une protection en Europe. Les enfants doivent jouir de tous leurs droits en vertu la Convention tels que l'éducation, le logement et les soins de santé.

Nous soulignons l'importance de la responsabilité commune des Etats européens pour assurer la protection et le bien-être de tous les enfants.

Nous avons formé un groupe de travail appelé à contrôler le respect des droits des enfants en déplacement en Europe, qui agira au nom des 40 défenseurs des droits de l’enfant.

 

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