En date du 20 novembre l’Ombuds-Comité fir d’Rechter vum Kand a présenté son 16e Rapport.

L’article 3.b. de la loi portant institution de l’ORK nous donne comme mission de rédiger chaque année un rapport annuel sur la situation des droits de l’enfant au Luxembourg et sur les activités du Comité et du bureau de l’Ombudsman pour les droits de l’enfant. Le rapport est traditionnellement remis au Président de la Chambre des Députés et au Premier Ministre en date du 20 novembre pour rappeler la date du 20 novembre 1989 où la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant a été proclamé à New York. Le même jour le rapport sera présenté lors d’une manifestation publique qui rassemble chaque année des professionnels du secteur socio-éducatif, scolaire, thérapeutique, de la santé et domaine de la justice.

Nous avons choisi cette année de faire un dossier sur la santé mentale des enfants et de jeunes. En début d’année il y eu un débat public dans le presse et dans les média sociaux autour des comportements violents d’enfants à l’école fondamentale et dans les maisons relais, face auxquels les enseignants et les éducateurs se sentent de plus en plus démunis et abandonnés par leur hiérarchie. La polémique tournait entre autre autour de la question, si c’est le nombre d’enfants présentant un trouble du comportement qui est en augmentation ou si c’est la réponse d’enfants à qui les adultes en demandent trop.

Nous rencontrons dans les saisines de particuliers des situations ou les problèmes de santé mentale sont au cœur de la problématique, d’autres où ils sont plus à la marge de la situation familiale. Les enfants peuvent être en souffrance du fait de leurs propres troubles psychiques, pour d’autres le souffrance résulte de la présence d’un parent en souffrance psychique.

 

Plusieurs troubles de santé mentale importants, tels que la dépression, les troubles anxieux et les troubles de l'alimentation, commencent souvent pendant l'enfance et l'adolescence. La schizophrénie débute généralement à n'importe quel moment de l'adolescence jusqu'au début de l'âge adulte (jusqu'à l'âge de 30 ans). Certains troubles, tels que l'autisme, ne commencent que pendant l'enfance. Mais il faut évidemment aussi penser aux souffrances psychiques infligées aux enfants et aux jeunes du fait de la violence domestique dont ils sont témoins et victimes, du fait de harcèlement dont ils sont la cible, du fait de la pression qu’ils ressentent face à l’école ou du fait de toute autre cause extérieure.

Nous espérons par ce dossier pouvoir contribuer à améliorer la situation de santé mentale des jeunes. Dans les annexes vous trouverez deux documents traitant de la santé mentale des enfants émanant de l’Enoc1. Les recommandations élaborées par un groupe de jeunes conseillers de l’ENOC* venant de plusieurs pays d’Europe montrent bien que les jeunes ont une vision holistique des enjeux de la santé mentale.

A la suite de saisines de particuliers et pour avoir constaté que le monde sportif ne semble guère avoir pris connaissance des droits de l’enfant tels qu’ils sont consignés dans la Convention Internationale de 1989, nous avons inclus dans ce rapport une recommandation concernant le monde sportif. Elle vise à lancer une réflexion à tous les niveaux des instances sportives concernant la participation des enfants, des jeunes et de leurs parents. Il s’agira aussi de développer des instruments pour assurer une meilleure protection des enfants et de jeunes contre les transgressions psychiques ou physiques de la part des encadrants et des parents.

Nous avons, pour préparer ce rapport, eu des échanges avec un certain nombre de professionnels, d’institutions et de services les plus divers. Qu’ils soient remerciés pour l’accueil qu’ils nous ont réservé. Et que ceux que nous avons oubliés ou omis de rencontrer, nous en excusent. 

*  European Network of Ombudspersons for Children                                                        

 

 

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